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Casshern

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les avis de Cinemasie

11 critiques: 0.98/5

vos avis

49 critiques: 2.61/5



Aurélien 0.75 Affligeant
Ghost Dog 0.75 Insupportable
Xavier Chanoine 3 Quand le manga SF rencontre le Z fauché !
Marc G. 0 Vide. Pourtant les images bougent …
drélium 1.5 Le plus grand Big Mac du monde.
jeffy 1.75 Je sais pas quoi dire...
Elise 1 Nul de compétition
François 1 Années MTV
Ordell Robbie 0 Un blockbuster aussi long que navrant
Yann K 0.5 Tambouille hideuse, cheap et ridicule pour ados. C'est ça le cinéma de demain?
El Topo 0.5
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Affligeant

Un scénario inepte, des acteurs inexistants, un déluge d’effets visuels écoeurants ainsi qu’une musique omniprésente et sans cohérence avec l’action font de Casshern un immonde clip qui ne mettra pas plus de 30 minutes à conduire le spectateur directement à l’overdose.

28 août 2006
par Aurélien




Insupportable

Insupportable, cet empilement foutraque de formats et de références : à la manière d’un Fogiel qui croit animer le dimanche soir une émission vivante en juxtaposant interviews de 5 personnes en même temps, coupages de paroles incessants, SMS, caricatures, interventions de Carlier, jingles, reportages et réactions bruyantes d’un public manipulé pour créer cette incroyable bouillie télévisuelle, notre ami Kazuaki Kiriya enfile de son côté les images de synthèse douteuses, les filtres les plus sombres, le noir & blanc crasseux, les flash-back, les inserts de quelques dixièmes de secondes, les séquences en dessin animé ou en pâte à modeler, la musique à fond la caisse ainsi que les innombrables clins d’yeux (ou pillages, c’est selon) à Minority Report, Frankenstein, ou encore Goldorak dans un tourbillon indigeste de scènes sans queue ni tête tout juste bonnes à la surenchère visuelle.

Insupportable aussi, cette bande son qui casse les oreilles et colle la migraine avec son heavy metal et ses guitares électriques de bout en bout du film, preuve d’un très grand amateurisme de la part du réalisateur : quand n’importe qui aurait utilisé ce genre de musique lors d’une apothéose finale après avoir fait monté la tension, Kazuaki ne se pose pas de question et fait hurler les amplis pour n’importe quelle scène… Assez stupéfiant à voir.

Insupportable enfin, cette avalanche de coquilles vides fantastiques qui se succèdent sur les écrans asiatiques : Returner, Wonderful Days, Natural City, et maintenant ce Casshern… Seul point réussi : l’aspect onirique du film, qui manque de faire tomber dans un profond sommeil une bonne dizaine de fois – du moins pour les plus courageux, car les autres ont sombré au bout de 30 minutes.



05 août 2006
par Ghost Dog




Quand le manga SF rencontre le Z fauché !

Au-delà d'un scénario complexe et de séances de discussion drôlement chiantes, Casshern est un pur récital d'images et de son. Parfois inspiré de mangas cultes apocalyptiques du style Gunmm, ou d'autres objets filmiques délicieusement Z (combinaison kitsch de Tetsuya), Casshern est une oeuvre intéressante malgré tout.

Non pas que j'y ai porté un réel intérêt au niveau de la trame scénaristique, plus ou moins décousue, mais un tel festival d'images et de son n'est pas monnaie courante de nos jours. Numérique à souhait, univers pixélisé à outrance, ambiance cyberpunk hardcore, Casshern sera apprécié uniquement par les fans de gros OFNI dont seuls les japonais ont le secret. Difficile d'avoir un avis définitif sur le sujet dans la mesure où Casshern renoue avec un genre un peu oublié : le film d'action pénible mais passionnant. Pas de juste milieu, on lui crachera dessus ou on lui tendra une belle grande main.



13 février 2006
par Xavier Chanoine




Le plus grand Big Mac du monde.

Tout est dit, Casshern est le fruit génétique de la culture de l'image poussée dans ses derniers retranchements du toujours plus, qu'importe le résultat. Casshern est la somme de tous les clipeux de la terre réunis pour une coquille de mégamix SF, une gigantesque branIette visuelle dont le réal en bon clipeux ne comprend rien de rien au cinéma et plus explicitement, ne comprend rien au grand cinéma japonais qui a nourri son passé, pourquoi son image était belle, pourquoi sa composition faisait rêver, sa lenteur était troublante, ses acteurs charismatiques, sa musique envoûtante et ses thèmes profonds et porteurs. Tout a été oublié dans une tombe surplombée d'une télé. Et pourtant Kazuaki croit bien le connaître ce cinéma de l'émotion, et s'en va dispenser plus de deux heures de bouillie SF agonisante. N'en résulte que l'image aussi recherchée que tape à l'oeil, le reste n'est que néant, au mieux énorme gâchis. Casshern n'est plus que l'ultime démonstration visuelle du paradoxe "toujours plus" dont résulte le "toujours moins". Son univers avait pourtant quelque chose à montrer au départ, un beau voyage sousjacent même, mais non, tout est jeté n'importe comment pour s'échouer sur la pauvreté absolue (guerre=caca).

Casshern est un volcan de filtres Photoshop en tout genre mal digérés, de mouvements et de héros Saïyens déïfiés, de synthèse poids lourd dans le mauvais sens du terme, de poésie en conserve. Un Big Mac de la SF qui fait envie, attire l'oeil, que l'on ne résiste pas à consommer alors qu'à l'évidence, Casshern ne peut nourrir et ne se digère pas plus. C'est du Tricatel, il n'y a rien de nutritif là dedans, ce serait même plutôt dangereusement empoisonnant, lobotomisant. Une sorte de Volcano High Japonais qui choisit la SF en prenant de l'imagerie Avalon ou du héros Ressurection of a little match girl pour le plonger dans... Peu importe en fait, Casshern, c'est le sommet de la culture pop, du sampling sans teneur, inutile et pourtant charmeur aux entournures pour nos yeux avides d'images technologiques démesurées ; l'image seule, portant tout sur ses épaules. Charmeur car la horde de Mr clip croit connaître l'image, la travaille, l'exagère, la mélange, la pousse toujours plus loin vers le foisonnement incessant en quête de l'onirisme ultime, d'une alchimie divine. A quoi bon puisque l'image n'est pas la beauté, elle ne peut que la véhiculer. Si étrange et déroutant que puissent paraître les tableaux de Bacon ou de Picasso, leur beauté est ailleurs, leur fondement inconnu, leur effet mystérieux.

Charmeur aussi car il y a un petit quelque chose qui fait que je n'arrive pas à le haïr, un même petit quelque chose qui fait que je lui met sa belle petite étoile culte tout crétin et gros fan d'images SF que je suis. Tout est tellement "overburn your eyes" que même si c'est la plupart du temps moche, ça a son charme, comme si les mecs n'avaient pas peur d'utiliser en masse les filtres que personne n'osent utiliser tant ils sont crouteux... Les robots sont hideux et hyper démodés mais dans le même temps, les graphistes n'hésitent pas à les mettre, et en masse, (même si leur logiciel de Mass est minable). Ils ont pas peur quoi. A chaque peinture bien trop propre sur elle, il va y avoir un filtre impensable qui remet une couche comme les bases d'une peinture que l'on foire mais où justement même si c'est moche, c'est pas grave, on a pas peur et on remet 10 000 couches supplémentaires pour rattraper et pourquoi pas aboutir à un résultat autre. Casshern se veut donc sale, imparfait et blindé d'accidents artistiques (halos, flous, fumées, salissures, etc), contradiction totale avec le soin de métronome mécanisé que les infographistes offrent à chaque plan (robots Astroboy, design 100% repompé).

Au final, l'immense poudre aux yeux enfantine ne peut que jeter quelques confettis à l'âme affâmée en guise de feu d'artifice ultime. L'ignoble mise en scène surdécoupée et le récit bordélique, débilisant, et le comble, ultra poussif, ne poussent même plus à se demander "mais c'est quoi ce film !" tant on nous a déjà moultes fois assainé une orgie de pop daubes du même embryon et dont Casshern en est la quintessence du point de non retour, sans compter sa BO d'un pompier effrayant, extrêmement mal mixée qui plus est. Et pourtant, Casshern est un Big Mac, un concept pub clinquant dont l'effet outrancier aussi inconnu que familier parvient toujours à titiller un minimum la rétine, ne serait ce que quelques minutes sur ses 2 heures de bouillie.

02 septembre 2005
par drélium




Je sais pas quoi dire...

Même après l'avoir vu plusieurs fois, je ne sais toujours pas ce qu'est ce film. Le projet cinématographique se situerait entre Avalon et Versus. On évolue en permanence entre des clichés tellement éculés que l'on en vient à chercher un sens caché à ce qui n'en a finalement peut-être pas. Peut-être seulement, car je ne comprendrais pas sinon l'ambition du film si ce n'est jeter par la fenêtre l'argent de son budget. Sur l'esthétique je suis d'accord avec ce qui a été dit: globalement moche avec pourtant une pointe de poésie (si, si) qui transperce parfois mais est-ce vraiment volontaire. Avec ce film on en vient à douter de tout et finalement c'est surement le seul mérite du film que d'induire cet état catatonique spirituel. Un film à voir sur prescrition médicale ou pour les accros. Allez vous reprendrez bien une petite dose de Casshern? Non merci j'essaye de décrocher...

30 novembre 2004
par jeffy




Nul de compétition

Je ne comprends pas ; on n'a pas arrêté de me dire que ce film était une grosse daube qui n'avait que son gros budget pour donner de belles image. Non mais franchement, ces images, elles sont gravement moches ; les différentes photos sont plus horribles (enfin certaines sont quand même bien réussies dans le lot) que celle de Vidocq et les images de synthèse ne me paraissent franchement pas casser des briques, ou alors c'est parce qu'elles sont mal intégrées. A noter la scène d'animation où tous les robots marchent à l'unisson qui fait risiblement penser au clip "The Wall" de Pink Floyd (enfin dans le clip ça allait bien) et une histoire pathétique et prévisible tellement le sujet est dépassé. Pour le détail, ca m'a bien fait rire quand le type cherche à monter sur le gros bidules et que finalement il voit ce que la providence lui apporte : une échelle ; j'ai pas pu me retenir de rire, c'était vraiment trop nul. Bon les deux scènes du film qui m'ont vraiment plu sont celles où le héros fait un génocide dans les rangs des robots et celle qui la suit où il parle avec sa fiancée sur un air très mélodramatique ; d'ailleurs j'ai failli croire qu'à partir de ce moment ca allait être bien... mais non ! Petit coup de coeur pour la musique en générale, même si elle ne va pas tout le temps bien avec le film et on s'arrête là. A jeter ! Bouh !



22 novembre 2004
par Elise




Années MTV

Il y a des projets rageants tout de même... Casshern a des qualités, on ne peut pas tout lui retirer. Une certaine originalité quand même, des idées visuelles, un monde à lui, quelques moments poétiques, des fulgurances de mouvements. Mais il faut aussi et surtout un metteur en scène talentueux pour organiser tout ça. Et ici, il est évident qu'on tient un gros clip de 130 minutes, mais pas du cinéma. La narration est une véritable horreur.

Les 50 premières minutes tiennent pourtant presque debout toutes seules, avec une certaine cohérence dans le style visuel, un certain style, même s'il déroute. Mais passée l'arrivé des Néo-sapiens dans leur base de la montagne, le film commence à partir en vrille. Et sévèrement. Changement de musique, premiers costumes cheap, décrochage du scénario avec une vulgaire histoire de méchants mutants qui veulent éliminer l'humanité, dans leur base cheapos surplomblé d'un logo proche de la croix gammée. Ne parlons même pas du costume du héros, enfin de l'armure pardon, plus proche du pyjama que d'autre chose. Nanar donc? Non pas vraiment, le film mélange l'abominable avec le plus réussi, avance cahin-caha pendant une longue heure et demi supplémentaire, et s'enfonce tout seul dans une narration de plus en plus décousue. On en vient à être désolé d'un tel gachis d'argent, à rêver d'un vrai réalisateur aux commandes, quelqu'un qui mette les images et le reste au service d'une histoire, plutôt que l'inverse. Bref, à une bête cohérence d'ensemble, plutôt qu'à un empilage d'images et de sons qui donnent mal au crâne.

Casshern reste hélas une grosse déception, un film avec un très gros potentiel mais qui échoue à la fois sur la forme et le fond. Sur la forme car la réalisation clipesque torpille trop souvent les qualités graphiques, sans parler de quelques ratages comme l'armure du héros (quel traumatisme...). Sur le fond car la philosophie "guerre=caca" est martelée plusieurs fois de manière bien peu raffinée. Bref, même en voulant aimer Casshern, on ne peut pas vraiment tenir le coup. Et on peut commencer à se poser des questions sur l'avenir du cinéma, Casshern sera-t-il la norme dans quelques années? Ma génération est-elle déjà larguée? Bref, quelque part Casshern est déprimant. Alors on cherche fébrilement les chiffres du boxoffice pour savoir si le film a fait suffisamment d'argent pour créer des petits. Heureusement non, un mince réconfort donc...

04 novembre 2004
par François




Un blockbuster aussi long que navrant

Entre les vétérans toujours en forme, la floppée de jeunes auteurs prometteurs, les cinéastes talentueux mais inégaux ou irréguliers, les cinéastes culte surfaits, on a souvent tendance à voir dans le Japon un territoire de cinéma d'une grande vitalité. Tout simplement parce que les films japonais que l'on voit en France sont souvent passés au travers d'un "filtrage" (des distributeurs, des sélectionneurs festivaliers...). Et qu'il s'agit souvent de films d'auteur ou de petits budgets bricolés ignorés à domicile par le public. Casshern a dès lors le "mérite" de rappeler que le tout-venant du cinéma japonais peut aussi n'avoir rien à envier au pire des cinémas de ses voisins d'Asie.

Casshern ne met que 20 minutes à passer de médiocre à navrant. Juste le temps de poser un vernis philosophique qui n’est que vide lorsqu’on gratte un peu. Avant d’alterner dialogues longs et ennuyeux et bouillie clippeuse. Car Kazuaki Kiriya est de ces cinéastes qui croient que le cinéma c'est du vidéoclip en version longue. Le film se veut visuellement beau mais sa photographie léchée n'est trop souvent que laideur clinquante et la plupart de ses décors auraient eu plus leur place dans une publicité que sur un écran de cinéma. Le look des acteurs évoque lui les mauvais vidéoclips de Science Fiction des années 80. Vomitifs sont le surdécoupage des scènes d’action et la surenchère d’effets spéciaux pour rien. Le film "vaut" également par son usage systématique du grand angle digne du pire du cinéma des années 80, ses ralentis pompiers, son noir et blanc de pub Calvin Klein et ses zooms désespérément lents. L'ordre de montage des séquences y est en outre des plus hasardeux. Il y a aussi ces jeunes acteurs n’ayant rien à envier rayon charisme aux fameux "mèches rebelles" hongkongais. Et dans la direction d’acteurs du film on trouve de tout et surtout du pire : du monoexpressif, du shakespearien poussif et du jeu outré forcé. Et encore s’il n’y avait que cela pour salir les oreilles : le score oscille entre classicisme pompier, mauvaise musique atmosphérique et guitares Hard Rock bidon et le dialogue assène autoritairement sa philosophie de comptoir.

Toutes choses qui n'ont pas empêché le film faire sensation lors de sa présentation au Marché du Film à Cannes cette année. Bien sûr, si on aime les beaux plans et la belle image on peut toujours essayer de trouver à sauver là dedans. Mais ils n’ont jamais constitué pour nous un intérêt cinématographique en soi donc…



04 novembre 2004
par Ordell Robbie


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